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Comment avez-vous apprécié l'attitude de vos camarades au sujet de votre passeport confisqué et de votre interpellation en février dernier ?
Le geste de mes camarades est un geste de solidarité qui devrait aller au-delà d'un seul groupe. J'ai été victime des abus injustifiés pour des actes que j'estime avoir commis en ma qualité de député.
Si dans notre pays les lois que nous votons peuvent être foulées au pied de cette sorte, je crois que c'est très grave.
Mais au-delà de ça vous avez posé comme préalable à la poursuite des travaux de la séance plénière, la résolution de votre problème…
C'est vrai, nous l'avons fait parce que nous n'avons pas apprécié le fait qu'on refuse de débattre directement du projet de loi déposé la veille, portant modification de la constitution. Il était question pour nous de soumettre la question de la réception ou non de ce projet de loi en plénière.
Personnellement, je suis extrêmement déçu et triste. Malgré tout ce qui est arrivé, malgré l'opposition manifeste de l'écrasante majorité des Camerounais à ce projet, auquel il faut ajouter l'opposition de la communauté internationale, notamment l'Union européenne, la Grande Bretagne et les Etats-Unis, le pouvoir cherche à faire passer son projet en force. Ceci montre tout simplement que le gouvernement en place ne travaille par pour le bien-être du peuple. Quand vous lisez le texte qui a été déposé, il vise uniquement à permettre au président Biya de se maintenir au pouvoir. Nous allons continuer de nous battre, même s'il ne faut pas se faire beaucoup d'illusion. Compte tenu des rapports de force, il est pratiquement sûr que le projet sera adopté.
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