Nouveautés
Nouveautés Copos
Musique
Vidéos

Actualités
Derniers articles
News
Société
Faits Divers
Sports
People
Potins de Stars
Portraits
New Tech
Santé
CAN 2008

Discussions
Forum
Chat

Culture
Sciences et éducation
Femmes et beauté
Point de vue
Souvenir
Histoire

Littérature
Contes
Poésie
Livres

Initiatives
Associations
Bons Plans

Divers
Humour
Galeries photos
Liens

 Accueil     Forum     Chat     Photos     Musique     Vidéos     Qui sommes-nous?   Contact 
 S'inscrire à la newsletter  
Google Sur
Accueil > News > Faits Divers
 
 

Cameroun : Paul Biya sème le chaos à Yaoundé (28/08/2008)

Routes barrées pendant des heures, tracasseries policières et présence ostentatoires des militaires de la garde présidentielle sont le lot des habitants de la capitale lors des moindres sorties du chef de l’Etat...
Par Jean Bruno Tagne
 Publicité 
 
 
Le désordre semé par les sorties du Chef de l'Etat
Le désordre semé par les sorties du Chef de l'Etat
Le président de la République, Paul Biya, a quitté le Cameroun hier à destination d’Europe pour un séjour privé. Comme d’habitude, les populations de Yaoundé ont souffert de cette sortie de leur chef d’Etat. Et pour cause, pendant de longues heures, les routes ont été barrées, rendant la circulation difficile ou impossible dans certains axes.

Tout a commencé aux environs des 8h. Des militaires de la garde présidentielle ont pris position dans les immeubles, carrefours et autres domiciles qui bordent le parcours présidentiel. Sur le toit du Hilton, de l’immeuble de la mort, des ministères et autres, on pouvait voir des militaires, armes et jumelles aux poings, veillant au grain. Jusque là, pas de quoi se plaindre pour des populations qui continuaient de vaquer à leurs occupations.

9h30. Des policiers qui avaient pris position dans certains carrefours, ordonnent l’arrêt de la circulation. Plus aucune voiture n’est autorisée à circuler. C’est pour la sécurité du chef de l’Etat. Carrefour Tsinga, échangeur simplifié, carrefour Warda, Poste centrale, Coron, Mvog Mbi, etc. Tout est bloqué ! Sous un soleil de plomb, des automobilistes immobilisés au niveau de la Poste centrale sont contraints d’attendre. La tension monte, les visages sont noirs de colère. Chacun lance alors sa diatribe contre cette façon de «pénaliser les gens».
 
 Publicité 
 
Les chauffeurs de taxi les plus pénalisés
Désordre et embouteillages
Désordre et embouteillages
Les plus nerveux sont les chauffeurs de taxi qui parlent d’un manque à gagner considérable. «Chaque fois que Paul Biya sort et qu’il me coince ici à la Poste centrale, je suis fini. Est-ce que vous imaginez mon manque à gagner ? Le carburant coûte cher, les gens ne veulent pas normalement payer le taxi et me voilà coincé. Je vais faire comment ?», se lamente un chauffeur de taxi.

Toujours aussi énervé alors qu’un débat s’est ouvert sur ce sujet entre ses clients, il ajoute: «Le soir je ne pourrai pas verser ma recette et mon patron va m’accuser d’avoir bouffé son argent

La discussion est chaude à la Poste centrale. Une autre façon pour les infortunés de tuer le temps en attendant que la route soit rouverte. Des interrogations fusent de toutes parts pour essayer de comprendre cette propension à toujours couper la circulation quand passe le chef de l’Etat. «Pourquoi ne peut-il pas quitter le Palais d’Etoudi jusqu’à Nsimalen en hélicoptère pour ne pas causer ce genre de désagrément à son peuple ?

Pourquoi ceux qui ordonnent la fermeture de la route ne peuvent-ils pas le faire juste au moment où le chef de l’Etat quitte effectivement le Palais ou l’aéroport ? Il a peur de qui ?»,
peut-on entendre. «C’est de la méchanceté pure et simple et il n’y a qu’au Cameroun qu’on voit ce genre de chose», tranche un homme visiblement informé des pratiques d’ailleurs. Il prend le cas du Sénégal, du Mali, du Ghana ou de la Cote d’Ivoire, etc. où, selon lui, on n’a pas besoin de fermer les routes pendant des heures pour laisser passer leurs chefs.
 
La confusion règne
La circulation paralysée
La circulation paralysée
On n’est pas loin de la confusion. Les personnes les plus impatientes descendent des taxis et continuent leur trajet à pieds, non sans avoir maugréé, l’on ne sait contre qui. L’attente est longue et le soleil toujours aussi brûlant.

Après plus de trois heures d’attente, le président de la République apparaît. Il est couché à l’arrière de sa limousine, laquelle est ceinturée par une quinzaine de motards. Devant et derrière, on compte une autre quinzaine de voitures bruyantes de la police et de la garde présidentielle. Le cortège traverse le Hilton à vive allure, à destination de l’aéroport de Yaoundé Nsimalen où le président de la République, Paul Biya, doit prendre un vol à destination d’Europe pour un «séjour privé».

Le cortège présidentiel passé, la circulation peut péniblement reprendre à la Poste centrale. Des policiers tentent de remettre de l’ordre. Tâche ardue puisque, après trois heures d’attente, c’est chacun qui veut passer. Les automobilistes essuient alors toutes sortes d’engueulades de la part des taxis qui veulent «rattraper le temps perdu».
 
Source : Cameroon-info.net
 
Personne n'échappe aux embouteillages
Personne n'échappe aux embouteillages
 
Cet article a été classé parmi les mots-clé suivants :
(cliquez sur un mot-clé pour voir la liste des articles associés)
  cameroun   paul biya   faits divers   société   
 
Discussion: 15 bérinautes ont donné leur avis sur cet article
donnez votre opinion sur l'article, ou lisez celle des autres
 
 
 
Les dernières photos publiées sur Copos
 
 


Réagir à l'article
  Récents
Le rappeur Yannick dévoile enfin un nouveau clip !
Idriss Kameni a une altercation avec un journaliste
Cité Sic : Le quartier le plus propre de Douala
Université de Yaoundé I : Le recteur et le Pca installés
Un nouveau laurier pour Roger Milla
Trois mille temporaires à contractualiser d'ici la fin du mois
Une fillette électrocutée à Douala
Des candidats aux concours arrêtés à Douala
Cameroun - La Cité Sic est le quartier le plus propre de Douala
Cameroun - Environ 10 millions emportés dans un entrepôt Guinness
Cameroun - Une fillette électrocutée à Douala
Cameroun : Les évêques dénoncent ces chrétiens qui volent
Cameroun - Douala : A la découverte de l'école bilingue de la prison
A la rencontre de Ngwé Mbeleg, initiateur du projet ELPC
Cameroun : Cambriolage au Minatd
Jean Alain Boumsong : Le Cameroun n'a jamais sollicité mes services
Cameroun : Les “ benskineurs ” contestent le décret du Premier ministre
Arbre de Noël 2008 à la Fondation Chantal BIYA
Cameroun : le discours de fin d'année de Paul Biya
Mbami vers l'Angleterre ?