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Le Nguon est une fête traditionnelle très importante chez les Bamoun
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Trois semaines après l'installation du bureau exécutif du comité d'organisation du festival Nguon le 7 août dernier, les fils et filles Bamoun du Mfoundi se sont retrouvés au Cercle municipal de l'Hôtel de ville de Yaoundé en vue du lancement de la 542ème édition de leur traditionnelle fête, la 8ème édition du règne du sultan actuel Ibrahim M. Njoya.
Le but de la cérémonie du week-end dernier était d'inciter les fils et filles du Noun afin qu'ils apportent leurs contributions matérielle, financière et intellectuelle pour la réussite de cette édition du Nguon. "Dans l'Antiquité, les Bamouns apportaient les fruits de leurs activités au palais et le roi se chargeait de les distribuer à tout le peuple. Mais aujourd'hui, il est plutôt question que l'on apporte les moyens matériels, financiers et tout ce qui est comme fortes propositions pour construire le département du Noun", explique Njoya Aboubakar, président du comité d'organisation du Noun pour le Mfoundi.
C'est son Altesse, le roi Ndjase Njoya Boubacar, 3ème représentant du roi Bamoun qui replonge le public venu nombreux, dans la genèse du Nguon et son évolution dans le temps. Il attribue au premier roi des Bamouns bien avant l'arrivée des colonisateurs, l'initiative de ce qui réunit aujourd'hui le peuple Bamoun et à travers lequel ils se particularisent des autres peules du Cameroun. "L'idée de ce roi était de réunir les siens autour es idéaux comme la solidarité, l'union et la force afin de bâtir un peuple fort et riche. Et l'idée de réunir chaque année dans le palais les hommes et les femmes afin que chacun pisse en bénéficier du fruit du labeur de tous, était pour lui une manière de promouvoir la démocratie même si elle n'était pas à l'image de la démocratie à l'occidental d'aujourd'hui", a-t-il soutenu. |