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Cameroun: Des pesticides interdits toujours sur le marché (18/10/2008)

Près de sept pesticides interdits se retrouvent sur le marché camerounais, a révélé une enquête récemment menée par le secrétariat permanent de Comité des pesticides d’Afrique centrale
Par Afrique en ligne
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Près de sept pesticides interdits se retrouvent sur le marché camerounais, a révélé une enquête récemment menée par le secrétariat permanent de Comité des pesticides d’Afrique centrale (CPAC). L’enquête, menée dans les villes de Yaoundé et Obala, a permis d’inventorier 137 pesticides différents vendus sur les marchés de Yaoundé parmi lesquels 34 dont la date d’expiration est dépassée et sept autres dont la vente est strictement interdite sur le marché camerounais.

A Obala, une localité essentiellement agricole située à quelques 30 Km à l’ouest de Yaoundé, 81 pesticides ont été recensés dont 34 avec une date d’expiration dépassée, soit 41,9%, et 5 non homologuées.

Parmi ces pesticides interdits figurent notamment de Dursban 2,5 E, Fixant plus, Dominex 100 DT, Furadon 10G, Herbal, Manebe et O.K Mil.
 
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Selon le secrétaire permanent du CPAC, Benoît Banock Bouato, l’introduction frauduleuse de ces produits phytosanitaires dangereux résulte du désengagement de l’Etat du Cameroun dans la protection des cultures dès 1987 et surtout l’entrée des importateurs et distributeurs du secteur privé dans le secteur des pesticides.

Il explique que ces pesticides peuvent être responsables de diffusions chroniques et diffuses aiguës et accidentelles lors de leur fabrication, transport, utilisation lors de l’élimination des produits en fin de vie, dégradés, inutilisés ou interdits et obsolètes.

"Lors d’un traitement, plus de 90% de quantités de pesticides utilisées n’atteignent pas le ravageur visé, ils rentrent dans le sol où ils subissent des phénomènes de dispersion et augmentent les risques de pollution dans sur le sol, la biodiversité, l’eau et l’homme", indique le rapport.

M. Bouato pense que la menace des pesticides sur l’environnement et l’homme prend des proportions inquiétante dans le pays et même dans la sous-région surtout que les utilisateurs et très souvent les distributeurs pour la plupart ne connaissent toujours pas comment transporter, doser,utiliser et appliquer ces produits dangereux.
 
Source : Afrique en Ligne
 
 
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