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Au Cameroun, l’incivisme est roi
(14/10/2016)
Une indiscipline notoire, Des rues transformées en WC, partout, les ordures dictent leur loi
Par Rédaction:
J’ai emprunté un taxi ce lundi pour le boulot. À bord, se trouvaient deux jeunes et pimpantes étudiantes. La première, suçait des oranges et la seconde, mangeait des bananes. Durant tout le trajet, curieusement, chacune d’elles balançait par la vitre du taxi, ses épluchures, salissant ainsi la chaussée. Offusqué par un tel acte d’incivisme caractérisé, le taximan réprimanda leur attitude malsaine. Les deux dames, comme un seul homme, retoquèrent alors d’un ton très hautain et méprisant : « Tu fais la morale à qui? Mouf! Nous sommes les premières à salir la route dis donc!? Et puis si on ne salit pas ça comme ça, Hysacam (société de salubrité et d’hygiène) va donc travailler comment? Si personne ne jette des ordures sur les routes, les balayeurs de rues vont se retrouver au chômage hein». Ahurissant, ces propos! Et dire que c’était des intellos. J’ai failli piquer une crise.

La querelle est vite née, entrainant des éclats de voix insupportables. Malgré tous mes efforts de vouloir les calmer et les rappeler à l’ordre, les jeunes dames continuèrent gaillardement de jeter leurs ordures dans la rue, jusqu’au moment où elles descendirent devant l’université.

Des gestes d’incivisme notoire d’une telle envergure, on en rencontre donc tous les jours dans mon cher Mboa. Eh oui, ainsi va le Cameroun et ses habitudes indignes. Notre indiscipline a atteint des proportions alarmantes et inquiétantes, au point où je me demande bien parfois, s’il ne faille pas finalement instaurer des fessées publiques, pour ramener les gens à l’ordre.

Quand l’huile de vidange impur des voitures s’accumule sur la chaussée, quand les sacs plastiques, soit disant interdits, continuent de tapisser le long de nos rues, quand des ordures jonchent les artères de nos routes, quand des véhicules aux fumées noirâtres passent en pétaradant devant des policiers indifférents, quand la terre est remuée sur les trottoirs dans des travaux sans fin, envahissant les bronches de poussières et de boue, quand les entreprises empoisonnent terres et rivières sans contrôle ni respect des normes nationales, quand l’argent destiné à entretenir, nettoyer, laver, désinfecter la ville est détourné par des responsables véreux, quand les équipements budgétisés par la municipalité et les ministères n’arrivent jamais à destination, comment pensons nous même nous en sortir un jour?



Une indiscipline notoire…
Tous les jours des accidents de la circulation d’une rare intensité se produisent à cause de l’indiscipline et l’incivisme notoires des «chauffards» qui conduisent mal et en état d’ivresse. Ces automobilistes et même de hautes autorités de notre pays (ministres, directeurs de société) brulent les feux rouges, ne maitrisant aucunement pas le code de la route. On joue ainsi tous les jours avec la vie d’autres Camerounais dans de véhicules poubelles qui jonchent les rues sans que personne ne s’en inquiète. A Yaoundé la capitale « pourrie-tique » comme dans d’autres villes du pays, règne la dépravation des mœurs et une débauche les plus indescriptibles. Des marchands ambulants prennent carrément possession de la chaussée en pleine ville, mettant en péril leur propre vie. Les centres villes sont carrément devenus de vastes marchés. Ici, on parle de débrouillardise.

Des rues transformées en WC…
De gros « gaillards » et grandes dames transforment les murs de paisibles citoyens et de grands immeubles et édifices publics en urinoirs et « défécatoires». On pisse et « chie » partout. On s’en fout du lieu. Là où l’envie arrive, on baisse son pantalon ou sa jupe et on assouvit son besoin.Il nous est désormais familier, d’observer ce fléau en constante évolution qui semble satisfaire ceux qui considèrent ces habitudes, même les plus inqualifiables, comme norme de vie. On s’adonne effectivement, de plus en plus, à uriner en toute tranquillité, voire quiétude, sous les yeux parfois hagards et souvent indifférents, des passants. C’est sans gène constatée, avec nonchalance, tel un spectacle tout droit sorti des pissotières dans les rues, aux carrefours des villes, que des individus s’évertuent à satisfaire leurs sales besognes.


Partout, les ordures dictent leur loi…
Dans toutes les rues donc, des sachets, des bouteilles plastiques, des ordures ménagères sont expressément jetés par terre et sur le goudron alors que les bacs à ordure existent tout près. On a beau écrire «interdit», le Camerounais s?en moque! Là où il peut balancer ses ordures, il le fait sans état d’âme. Des déchets liquides ou solides sont donc ainsi déversés partout dans les rues sans que personne ne s’en offusque. Ces ordures aux odeurs nauséabondes, foyers visibles et hideux d’une insalubrité galopante, sur lesquels de grands oiseux noirs et des chiens errants ont élu domicile, aux côtés des rats, des mouches et de toute une faune d’éboueurs de la nature, sont avant tout, aux dires de certains, le fait de l’incivisme des populations, de leur incapacité à maintenir propre leur environnement, de leur propension à se débarrasser de leurs poubelles sur la voie publique.Plus grave et insensé, et uniquement propre aux animaux, les Camerounais se permettent de jeter tous leurs déchets dans les caniveaux pourtant uniquement réservés à l’écoulement facile


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